Panorama des mutations du travail
Exposition

Panorama des mutations du travail

Exposition introductive de la biennale 2017

par Olivier Peyricot

À l'heure où le travail s'immisce dans nos sphères personnelles, l'espace domestique n'échappe pas à cette dynamique hégémonique. Le geste industriel s'invite dans nos foyers au travers des multiples équipements qui les peuplent, nos domiciles mutant peu à peu en des terminaux industriels. Dans cette même logique, et à l'ère du tout digital, l'usager moderne et contemporain se construit de multiples facettes : ses activités professionnelles et de loisirs, entremêlées au quotidien, le rendent créateur en masse de données in/utiles qui participent d'un travail permanent in/visible et global. Cette exposition déroulera un panorama des mutations du travail, de ses formes émergentes, jusqu'à en esquisser les fins ou alternatives possibles. Qu'elles soient alarmistes, salvatrices ou mystiques, les mutations futures et possibles du travail sont autant de possibilités existentielles qui donnent l'occasion d'inventer de nouvelles organisations sociales, de nouveaux outils et de nouvelles façons de vivre ensemble.

© Cité du design
© Cité du design

Élévations (the ascent)
Carte blanche à Ilona Gaynor

Le concept de travail est encore aujourd'hui indéfinissable. Les définitions de lignes de visée existantes peuvent être considérées comme une structure linéaire d'ascension directionnelle. Cette idée que l'institution comme la montagne à conquérir ou une échelle à grimper est encore l'esthétique que la plupart d'entre nous imaginons, même si en réalité, les gratte-ciel sont devenus le manifeste indicatif de notre ascension; Le penthouse agissant comme position de premier choix pour planter un drapeau.

Malgré ces géométries définitives, le fonctionnement de ces structures institutionnelles est devenu beaucoup plus opérationnellement abstrait et difficile à mettre au premier plan. Toute tentative de discerner pleinement la complexité entraîne souvent des tentatives forcées d'échapper à cette complexité. Sortie par les portes, les fenêtres et dans les cas graves plongeant sur la Terre à partir du cinquante et unième étage.

Présenté comme une pièce classique, mais impossible à jouer en quatre actes, «The Ascent» tente d'examiner la nature discrète de la politique des classes, parallèlement à la géométrie contemporaine des lieux de travail à partir de multiples points de vue. Le centre de production autour de l'histoire du cabinet d'avocats allant assister à une journée d'entraînement obligatoire qui se déroule à bord d'une réplique à échelle 1/1 d'un American Airlines Boeing 747. Bien que fructueuse dans ses intentions, se déploie dans le chaos et le bain de sang.

Commissariat : Cité du design - Pôle recherche (sous la direction d’Olivier Peyricot, avec Jennifer Rudkin, Tiphaine Kazi-Tani, Léo-Pol Martin, Anne Chaniolleau, Floriane Piat)
Guest curators : Marie Lechner, T&P Work Unit, Eric Fache, G.U.I
Scénographie et graphisme : g.u.i (Nicolas Couturier, Benoît Verjat et Cyril A. Magnier)

par Olivier Peyricot


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